Vie de l’élevage
C’est au printemps que l’éleveur engage l’avenir de son élevage : du choix des reproducteurs dépendra la réputation de ses toros.
La sélection
Le choix des géniteurs, leur généalogie et l’appréciation de leurs qualités feront la réputation future de l’élevage. Laissées en liberté depuis leur naissance, les femelles sont éprouvées à deux ou trois ans : les reproductrices sont mises au taureau pour vêler, les autres, les desechos de tienta, partent à la boucherie ou vers d’autres jeux taurins, comme la course landaise.
Les étalons sont choisis lors d’une tienta, sur leur potentiel génétique et leurs caractéristiques physiques. Cette sélection, de plus en plus rigoureuse au fil des ans, fait la valeur de l’élevage et de son propriétaire.
L’éleveur respecte ensuite le rythme naturel de la reproduction : les saillies ont généralement lieu en juin, en monte naturelle, pour des vêlages en mars. Le mâle retenu pour l’arène reste avec ses congénères sur de grands pâturages jusqu’à trois ans, l’âge du novillo, ou quatre ans, celui du toro.

La vie d’un toro brave
Saillies
En juin
Chaque étalon rejoint son lot de vaches, en monte naturelle.
Naissance
En mars
Le veau est déclaré au livre généalogique dans le mois et bouclé avant six mois.
Ferrade
Avant 18 mois
Il reçoit le fer de l’élevage, son numéro, le chiffre de son année et le F de l’association.
Tienta
De 2 à 3 ans
Les meilleures femelles deviennent reproductrices ; les étalons sont choisis sur leur généalogie et leur morphologie.
Au campo
Jusqu’à 3 ou 4 ans
Le mâle destiné à l’arène vit en liberté avec ses congénères.
L’arène
À 3 ou 4 ans
Il sort novillo à 3 ans, toro à 4 ans.
| Sélection des femelles | À 2 et 3 ans |
|---|---|
| Choix des étalons | En tienta |
| Liberté totale du toro de corrida | Jusqu’à 3 ou 4 ans |
| Femelles reproductrices en France | Moins de 5 000 |
La race de combat est reconnue comme race locale à petits effectifs, avec moins de 5 000 femelles reproductrices sur le territoire national (arrêté de juillet 2007). Tous les élevages sont signataires de la Charte des bonnes pratiques d’élevage.
